IA en entreprise : sans responsable de processus, le budget grossit sans résultat

Le Journal du Net décrit un décalage devenu commun à l'automne 2026 : les entreprises savent combien de tokens ou de licences IA leurs équipes consomment, mais pas ce que cette consommation rapporte. L'article appelle ça le passage du tokenmaxxing au valuemaxxing. Le vrai problème est ailleurs, dans une question de gouvernance qu'on esquive.
Ni la DSI, ni la DAF
Confier le pilotage de l'IA à la seule DSI garantit qu'il restera un sujet technique. Confier la question à la DAF, c'est en faire un sujet de contrôle a posteriori, pas de décision. Ce qui manque, c'est un troisième profil : le responsable du processus lui-même, celui qui connaît la chaîne logistique, le traitement des réclamations ou l'arbitrage des devis, et qui peut dire ce qui doit changer.
Partir du processus, pas du modèle
La bonne question n'est pas où mettre de l'IA, mais quel processus produit un gain chiffrable et qui en répond. Cela suppose de désigner un responsable par processus, pas par outil. Quelques exemples de processus à interroger en premier :
- Les ventes, sur la prévision et la qualification
- La logistique, sur le réapprovisionnement
- Les réclamations, sur le traitement et le délai
Sans ce responsable identifié, le budget IA continue de grossir sans traduction visible sur le chiffre d'affaires ou la marge, et l'entreprise le découvre en pleine revue budgétaire, une fois la ligne devenue trop grosse pour être ignorée.
Nous détaillons ce que coûte réellement une automatisation qui tient en production, du diagnostic à l'exploitation, dans Automatisation IA en PME : par où commencer, ce que ça coûte, et pourquoi la plupart des projets n'arrivent jamais en production.




