Swissroc Club : piloter le lancement d'une plateforme d'investissement

Direction growth externalisée sur onze mois, huit pôles pilotés, dans le cadre du collectif Bulldozer.

Swissroc Group a ouvert le Swissroc Club, sa plateforme d'investissement immobilier en Suisse, accessible à partir de CHF 5 000. Avant l'ouverture, la liste d'attente réunissait 2 150 inscrits et CHF 70 millions d'intentions d'investissement exprimées. Le premier projet, Vega, a été clôturé en moins de deux semaines avec 110 investisseurs. Le second, Orion, a été entièrement souscrit en moins de quinze minutes.

Ces chiffres sont ceux que Swissroc a publiés. Cette page ne raconte pas ces résultats, elle raconte le travail qui les a préparés : onze mois de direction growth, dans le cadre du collectif Bulldozer, où RayZ intervient comme prestataire extérieur.

Contexte et objectifs

Un produit à lancer, pas une campagne à optimiser

Au départ, il n'y a ni marque connue, ni audience, ni canal d'acquisition. Le Swissroc Club doit exister comme produit, trouver des investisseurs privés résidant en Suisse, et les convaincre d'engager plusieurs milliers de francs sur un projet immobilier qu'ils ne visiteront pas.

Le mandat était une direction growth complète : cadrer le dispositif, constituer l'équipe autour des besoins réels, et tenir l'exécution jusqu'au lancement, puis au-delà. Bulldozer réunit les expertises, le Head of Growth structure et pilote. C'est ce second rôle qui est décrit ici.

Stratégie

Mesurer la demande avant de l'ouvrir

Le choix structurant a été de ne pas ouvrir la plateforme immédiatement. Une liste d'attente a précédé le lancement, adossée à un webinaire de présentation : elle a permis de constituer une communauté, de vérifier l'appétit réel avant d'engager les frais d'acquisition, et d'arriver au premier projet avec une demande déjà qualifiée plutôt qu'un trafic à convertir.

Huit leviers, pas un canal unique

Le dispositif a couvert le référencement, l'acquisition payante, la prospection sortante, le CRM, l'affiliation, le design, le motion design et la donnée. Aucun de ces leviers n'a été traité comme une prestation isolée : chacun a été ouvert, dimensionné ou fermé selon ce que le produit exigeait à ce moment de sa vie, et non selon un plan figé en début de mission.

Mise en œuvre

Une équipe recomposée en continu

Une douzaine d'experts indépendants se sont succédé sur huit pôles pendant ces onze mois. Trois pôles ont gardé le même titulaire du début à la fin, le design en a connu quatre. C'est le fonctionnement normal d'un collectif, et c'est aussi son principal risque : à chaque rotation, le contexte accumulé peut se perdre, et le client se retrouve à réexpliquer ce qu'il a déjà expliqué.

Le rôle du Head of Growth est précisément d'absorber cette discontinuité : cadrer chaque arrivée, arbitrer les priorités entre les pôles, et garantir que la qualité livrée ne dépende pas de qui est présent ce mois-là.

Le système qui tient la mémoire de la mission

Pour y parvenir, j'ai appuyé le pilotage sur Ops Intelligence, le système que j'ai développé et que j'exploite pour mes missions. Ce n'est pas un outil du collectif : c'est ma manière de travailler.

Il ingère les réunions, les échanges et les livrables, en tient une base consultable, produit les comptes rendus, suit les tâches ouvertes par intervenant et prépare le récapitulatif hebdomadaire adressé au client. Concrètement, sur cette mission : 1 329 sources traitées, 126 réunions, 371 tâches suivies. Un nouvel arrivant lit le contexte au lieu de le redemander, et rien de ce qui a été décidé ne dépend d'une mémoire individuelle.

Un espace Notion partagé avec le client a servi de source de vérité tout au long de la mission : comptes rendus, livrables et décisions y ont été consignés en continu, ce qui a rendu la passation de fin de mission immédiate.

Résultats
Actions et Résultats

Outils et Impact

Outils employés

  • Ops Intelligence, système de pilotage RayZ
  • Espace Notion partagé avec le client
  • Automatisation n8n et base Supabase
  • Modèles de langage pour la synthèse et la veille

Résultats et impact

  • 2 150 inscrits sur la liste d'attente avant l'ouverture
  • CHF 70 millions d'intentions d'investissement exprimées
  • 200 participants au webinaire de présentation
  • Vega, premier projet : clôturé en moins de deux semaines, 110 investisseurs
  • Orion, second projet : souscrit en moins de quinze minutes
  • Onze mois, huit pôles pilotés, treize titulaires successifs
  • Chiffres de souscription publiés par Swissroc Club

Conclusion

Un collectif donne accès aux bons experts. Il ne garantit pas, à lui seul, qu'une équipe qui change tous les deux mois produise un travail cohérent sur onze mois. C'est le travail de cadrage, d'arbitrage et de suivi qui l'obtient, et c'est ce que j'outille depuis des années.

Le lancement du Swissroc Club en est la démonstration : une demande construite avant l'ouverture, puis deux projets financés de plus en plus vite.

Éléments visuels

Les jalons du lancement du Swissroc Club, chiffres publiés par le client
Les huit pôles pilotés sur onze mois, et leurs rotations
Le cycle Ops Intelligence : capter, restituer, suivre, alerter, rendre compte
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« Pendant près d'un an, Damien a assuré la fonction de Head of Growth du Swissroc Club via l'agence Bulldozer. Il a parfaitement rempli son rôle et s'est révélé être de très bon conseil sur toute la durée de la mission. Depuis son lancement officiel il y a deux mois, la plateforme compte près de 900 membres, 150 investisseurs actifs et plusieurs millions de francs suisses levés. Le meilleur est à venir. »

Quentin Stampfli, Investment Manager chez Swissroc

Quentin Stampfli

Investment Manager, Swissroc

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