Fin de Bloctel : votre CRM devient la seule preuve légale de consentement
Le Blog du Modérateur revient sur la fin de Bloctel, effective le 11 août. Le principe s'inverse : jusqu'ici, un particulier devait s'inscrire pour refuser d'être démarché. Désormais, c'est l'inverse. Appeler quelqu'un sans avoir recueilli son accord au préalable devient une infraction, quel que soit son inscription ou non sur une liste.
Le fichier client devient une pièce à charge
Cette bascule change la nature de votre base de contacts. Ce n'était qu'une liste de prospects, c'est désormais un registre de preuves. Pour chaque contact particulier, il faut pouvoir montrer la date de l'accord, l'heure, et son origine exacte : formulaire, appel entrant, salon, partenariat. Ces éléments doivent être conservés trois ans.
Un fichier constitué avant le 11 août sans cette traçabilité ne protège plus personne. La question n'est plus de savoir si le contact a été obtenu proprement, mais si vous pouvez le démontrer sur demande.
La prospection B2B n'est pas concernée, mais votre outil doit suivre
La prospection entre professionnels reste libre, ce qui limite l'impact pour les équipes commerciales B2B. Le vrai sujet est technique : votre CRM sait-il tracer un consentement horodaté et sourcé, ou se contente-t-il d'un nom et d'un numéro ?
Avant le 11 août, un audit s'impose. Il porte sur deux points :
- Vérifier que chaque contact particulier dispose d'une preuve de consentement datée et sourcée
- Configurer le CRM pour qu'il capture automatiquement cette preuve à chaque nouvel accord
Ce chantier de traçabilité rejoint une question plus large : celle des outils qui structurent réellement la donnée client au lieu de l'accumuler. C'est le sujet que nous traitons dans Automatisation IA en PME : par où commencer, ce que ça coûte, et pourquoi la plupart des projets n'arrivent jamais en production.


